Bienheureuse Agnès de Langeac

° Le Puy-en-Velay, France 1602 – † Langeac, France 1634

À sept ans, Agnès Galand décida de consacrer sa vie à Notre-Dame du Puy-en-Velay. En signe de ce vœu, elle prit une chaîne dans l'atelier de son père et la porta autour de sa taille. Lorsqu'à vingt et un ans, elle entra au couvent dominicain de Langeac, récemment fondé, elle cessa de porter la chaîne, car les vœux prononcés lors de son entrée dans l'ordre remplaçaient ce symbole de son engagement précédent. Sa profonde piété et sa charité impressionnèrent fortement ses consœurs, qui la choisirent comme prieure. Elle accomplit sa mission avec une grande douceur et un dévouement sans faille. Parallèlement, elle assista régulièrement les femmes lors de leurs accouchements, une qualité pour laquelle elle était largement reconnue.

En 1631, Agnès eut une vision de la Vierge Marie lui demandant de prier pour l'abbé du monastère voisin de Pébrac, qu'elle ne connaissait pas personnellement. Deux ans plus tard, Jean-Jacques Olier, fondateur de la Congrégation sulpicienne, lui apparut et ils se rencontrèrent. Quelques mois après cette rencontre, Agnès mourut, mais les Sœurs de Langeac continuent de prier pour les membres de la Congrégation sulpicienne jusqu'à ce jour.

Après la mort d'Agnès, de nombreux croyants se sont tournés vers son intercession, notamment en cas de grossesses difficiles, tenant le collier d'Agnès entre leurs mains pendant qu'ils priaient. 1952. En 1911, des parents, attendant un enfant, se rendirent à l'abbaye de Langeac. Les médecins leur avaient annoncé que la naissance imminente mettrait en danger la vie de la mère et de l'enfant. Ils prièrent Agnès Galand, tenant sa chaîne entre leurs mains. L'accouchement se déroula sans incident. Cet événement fut reconnu comme un miracle et ouvrit la voie à la béatification d'Agnès Galand en 1994.

Agnès de Langeac